Comparatif des meilleures caméras de surveillance sans abonnement en 2026

Vous cherchez la meilleure caméra de surveillance sans abonnement, et vous butez sur la même question que tout le monde : laquelle garde vraiment les images chez vous, sans qu’il faille payer tous les mois pour revoir sa propre allée ? Nous avons rassemblé douze modèles vendus en France en 2026, de 35 à 702 €, avec pour chacun la définition réelle, ce que la caméra sait enregistrer en local, son alimentation et sa capacité à pivoter. Damien en a installé cinq chez lui et les a laissées tourner un mois : elles ont droit à une fiche détaillée plus bas. Réglez le simulateur sur vos contraintes, ou parcourez le tableau. Un modèle vous paraît manquer ? Dites-le-nous, nous le testons.

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12 modèles comparés · mis à jour le 12 septembre 2026

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Les 12 caméras de surveillance sans abonnement du comparatif

Faites glisser pour les parcourir. Le prix, la note et les caractéristiques qui départagent sont sur chaque carte.

  • Notre choix
    Imou Cruiser 2

    Imou Cruiser 2

    9,5/10

    70 €

    • Définition 3K (2880 × 1620)
    • Stockage local microSD jusqu'à 256 Go
    • Alimentation Filaire
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  • Zéro carte mémoire à acheter
    eufy SoloCam S340

    eufy SoloCam S340

    9,1/10

    126 €

    • Définition 3K (2880 × 1620)
    • Stockage local 8 Go de mémoire interne
    • Alimentation Batterie + panneau solaire
    Découvrir le prix
  • Pour toute la maison
    eufy eufyCam S3 Pro (kit 4 caméras + HomeBase 3)

    eufy eufyCam S3 Pro (kit 4 caméras + HomeBase 3)

    9,3/10

    702 €

    • Définition 4K (3840 × 2160)
    • Stockage local HomeBase 3, 16 Go fournis, extensible à 16 To
    • Alimentation Batterie + panneau solaire
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  • Imou Rex 3D

    Imou Rex 3D

    50 €

    • Définition 3K (2688 × 1620)
    • Stockage local microSD jusqu'à 256 Go
    • Alimentation Filaire
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  • Imou Knight 4K

    Imou Knight 4K

    135 €

    • Définition 4K (3840 × 2160)
    • Stockage local microSD jusqu'à 256 Go
    • Alimentation Filaire
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  • EZVIZ H8c Pro 4K

    EZVIZ H8c Pro 4K

    87 €

    • Définition 4K (3840 × 2160)
    • Stockage local microSD jusqu'à 512 Go
    • Alimentation Filaire
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  • Xiaomi Outdoor Camera CW400

    Xiaomi Outdoor Camera CW400

    67 €

    • Définition 2,5K (2560 × 1440)
    • Stockage local microSD jusqu'à 256 Go
    • Alimentation Filaire
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  • eufy Indoor Cam S350

    eufy Indoor Cam S350

    85 €

    • Définition 4K (3840 × 2160)
    • Stockage local microSD jusqu'à 128 Go
    • Alimentation Filaire
    Découvrir le prix

Le tableau complet, 2026

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12 modèles

Modèle Prix DéfinitionStockage localAlimentationInstallationTête motorisée Note
Imou Cruiser 2

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70 € 3K (2880 × 1620)microSD jusqu'à 256 GoFilaireExtérieur (IP66)oui 9,5/10
eufy SoloCam S340

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126 € 3K (2880 × 1620)8 Go de mémoire interneBatterie + panneau solaireExtérieur (IP65)oui 9,1/10
Reolink Argus 4 Pro

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200 € 4K 180° (5120 × 1440)microSD jusqu'à 512 GoBatterie + panneau solaireExtérieur (IP66)non 9,4/10
TP-Link Tapo C425

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78 € 2K QHD (2560 × 1440)microSD jusqu'à 512 GoBatterieExtérieur (IP66)non 9,0/10
eufy eufyCam S3 Pro (kit 4 caméras + HomeBase 3)

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702 € 4K (3840 × 2160)HomeBase 3, 16 Go fournis, extensible à 16 ToBatterie + panneau solaireExtérieur (IP67)non 9,3/10
Imou Rex 3D

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50 € 3K (2688 × 1620)microSD jusqu'à 256 GoFilaireIntérieuroui
Imou Knight 4K

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135 € 4K (3840 × 2160)microSD jusqu'à 256 GoFilaireExtérieur (IP66)non
TP-Link Tapo C212

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35 € 2K (2304 × 1296)microSD jusqu'à 512 GoFilaireIntérieuroui
Reolink E1 Outdoor Pro

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140 € 4K (3840 × 2160)microSD jusqu'à 512 GoFilaireExtérieur (IP65)oui
EZVIZ H8c Pro 4K

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87 € 4K (3840 × 2160)microSD jusqu'à 512 GoFilaireExtérieur (IP65)oui
Xiaomi Outdoor Camera CW400

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67 € 2,5K (2560 × 1440)microSD jusqu'à 256 GoFilaireExtérieur (IP66)oui
eufy Indoor Cam S350

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85 € 4K (3840 × 2160)microSD jusqu'à 128 GoFilaireIntérieuroui

Les 5 meilleures caméras de surveillance sans abonnement, testées

Les avis sont signés Damien. Chaque fiche dit ce qui a été mesuré, ce qui plaît, et ce qui gêne.

  1. N° 1 Notre choix

    9,5/10

    Imou Cruiser 2

    70 €

    Le Cruiser 2 d’Imou s’impose comme l’une des caméras de surveillance sans abonnement les plus convaincantes du moment. Le tarif y est pour beaucoup : 70 € pour une tête motorisée qui balaie 340° à l’horizontale et 90° à la verticale. Elle se visse sous un débord de toit et se branche sur une prise. Une seule fixation, et la façade entière est couverte.

    L’enregistrement repose sur une carte microSD logée dans le boîtier, jusqu’à 256 Go. La caméra la remplit en continu, puis réécrit par-dessus. Aucun compte payant n’ouvre ces fichiers : l’application Imou Life les lit directement sur la carte. Le flux ressort aussi en RTSP, vers un enregistreur ou un NAS, et c’est là qu’on garde des mois d’images au lieu de jours.

    Côté image, le Cruiser 2 embarque un capteur 3K de 5 mégapixels et quatre modes de vision nocturne, dont un mode couleur qui porte à 30 m grâce à deux projecteurs blancs. Le zoom numérique monte à . Assez pour lire une plaque garée devant le portail sans toucher à la caméra.

    L’appareil se connecte en Wi-Fi 6 sur la bande 2,4 GHz, ou en RJ45 si une gaine passe par là. Il distingue une personne d’un véhicule, suit tout seul un mouvement qui traverse le champ, et déclenche sa sirène avec les projecteurs. Le boîtier est certifié IP66, annoncé de -30 à 60 °C.

    On regrette toutefois l’absence de bande 5 GHz sur un appareil qui pousse de la 3K, un moteur qu’on entend nettement dès qu’il suit un passage, et une disponibilité en dents de scie chez les gros marchands français, qui renvoie souvent vers la boutique de la marque.

    Malgré ces limites, le Cruiser 2 reste la caméra de surveillance sans abonnement que nous recommandons le plus souvent pour couvrir une façade, une cour ou une allée. À une condition : avoir une prise à portée.

    Ce qu'on aime

    • Tête motorisée 340° à l'horizontale et 90° à la verticale
    • Carte microSD acceptée jusqu'à 256 Go, réécriture en boucle
    • Capteur 3K de 5 mégapixels (2880 × 1620)
    • Quatre modes de vision nocturne, dont un mode couleur à 30 m
    • Flux RTSP ouvert vers un NVR ou un NAS
    • Détection séparée des personnes et des véhicules
    • Sirène et deux projecteurs déclenchés par la détection
    • Boîtier IP66 donné de -30 à 60 °C

    Ce qui gêne

    • Wi-Fi 2,4 GHz uniquement, pas de bande 5 GHz
    • Moteur audible pendant le suivi d'un passage
    • Alimentation secteur obligatoire, aucune version sur batterie
    • Disponibilité irrégulière sur les grandes places de marché
  2. N° 2 Zéro carte mémoire à acheter

    9,1/10

    eufy SoloCam S340

    126 €

    La SoloCam S340 d’eufy s’impose comme l’une des caméras de surveillance sans abonnement sans fil les plus abouties du moment. La raison tient en un mot : elle arrive complète. 126 €, un panneau solaire soudé sur le dessus, une tête qui pivote sur 360°, et rien à commander en plus.

    L’enregistrement repose sur 8 Go de mémoire eMMC intégrés au boîtier. Pas de carte à choisir. Pas de logement à ouvrir sous la pluie, pas de contact à nettoyer dans trois ans. Cette réserve encaisse plusieurs semaines de séquences déclenchées, puis se réécrit en boucle. Branchée sur une HomeBase S380, la caméra bascule sur le stockage de la base et libère sa mémoire.

    Côté image, la S340 embarque deux objectifs qui travaillent ensemble : un grand-angle 3K qui tient la scène entière et un téléobjectif 2K qui zoome sur le point suivi. Les deux flux s’affichent côte à côte dans l’application. Aucune caméra à objectif unique de cette page ne sait le faire.

    Le panneau intégré réclame deux heures de soleil direct par jour pour maintenir la charge. Sur un mur exposé au sud, ça passe même en janvier. La détection des personnes tourne dans la caméra, un projecteur de 100 lumens et une sirène répondent au mouvement, et le boîtier est certifié IP65.

    On regrette toutefois une réserve de 8 Go qu’aucune carte ne vient agrandir, un temps de réveil d’environ une seconde avant la première image, et des fichiers qui ne sortent que par l’application maison, sans flux RTSP.

    Malgré ces limites, la SoloCam S340 reste la meilleure caméra de surveillance sans abonnement pour un mur sans prise ni gaine, là où faire passer un câble coûterait plus cher que la caméra.

    Ce qu'on aime

    • 8 Go de mémoire eMMC soudés dans la caméra, rien à acheter
    • Panneau solaire intégré, deux heures de soleil par jour suffisent
    • Deux objectifs : grand-angle 3K et téléobjectif 2K
    • Zoom hybride 8× qui suit le sujet repéré
    • Rotation panoramique sur 360°, sans angle mort
    • Détection des personnes traitée dans la caméra, pas sur un serveur
    • Projecteur de 100 lumens et sirène en dissuasion
    • Se raccorde à une HomeBase S380 pour étendre le stockage

    Ce qui gêne

    • 8 Go non extensibles sans passer par une HomeBase
    • Aucun logement pour carte microSD
    • Réveil d'environ une seconde avant la première image
    • Sortie des fichiers liée à l'application eufy
  3. N° 5 Pour toute la maison

    9,3/10

    eufy eufyCam S3 Pro (kit 4 caméras + HomeBase 3)

    702 €

    Le kit eufyCam S3 Pro s’impose comme l’un des systèmes de surveillance sans abonnement les plus complets du moment. Il change de catégorie : on n’achète plus une caméra, on achète une installation. Quatre boîtiers 4K solaires et la HomeBase 3, pour 702 €, soit 175 € par angle couvert.

    L’enregistrement repose sur la base, et tout se joue là. La HomeBase 3 arrive avec 16 Go dans le ventre et accepte un disque interne jusqu’à 16 To. À cette capacité, quatre caméras tournent des années sans jamais réécrire une séquence. Chaque caméra garde en plus 16 Go de mémoire eMMC, soit environ trois mois de clips si le lien avec la base se coupe.

    Côté image, les S3 Pro sortent du 4K en 3840 × 2160 et une vision nocturne couleur MaxColor qui se passe de projecteur. La détection croise un radar et un capteur infrarouge : le radar voit un corps se déplacer, l’infrarouge confirme sa chaleur. Une branche qui bouge ne déclenche plus rien.

    L’alimentation vient d’un panneau solaire intégré au boîtier, avec la possibilité d’en brancher un second en façade. La reconnaissance des visages tourne dans la base, à la maison, sans qu’une image parte sur un serveur. Les boîtiers sont donnés IP67.

    On regrette toutefois un ticket d’entrée à 702 €, un disque dur à acheter à part dès qu’on veut dépasser les 16 Go d’origine, et une reconnaissance des visages qui réclame plusieurs semaines de passages avant de nommer correctement les habitants.

    Malgré ces limites, le kit eufyCam S3 Pro reste le meilleur système de surveillance sans abonnement pour une maison entière, quand il faut couvrir la façade, le jardin, le garage et l’arrière d’un seul coup.

    Ce qu'on aime

    • Quatre caméras 4K et la HomeBase 3 dans un seul carton
    • 16 Go fournis dans la base, extensibles jusqu'à 16 To
    • 16 Go de mémoire eMMC dans chaque caméra, environ trois mois de clips
    • Panneau solaire intégré à chaque caméra, technologie SolarPlus 2.0
    • Double détection radar et infrarouge, très peu de fausses alertes
    • Reconnaissance des visages calculée dans la base, pas sur un serveur
    • Vision nocturne couleur MaxColor sans projecteur
    • Boîtiers IP67, les mieux protégés de la sélection

    Ce qui gêne

    • 702 €, l'investissement le plus lourd de cette page
    • Disque dur à acheter séparément pour dépasser les 16 Go d'origine
    • La reconnaissance des visages demande plusieurs semaines d'apprentissage
    • Objectifs fixes, aucune caméra motorisée dans le kit

Comment choisir la meilleure caméra de surveillance sans abonnement : Guide et comparatif

Quatre critères suffisent à trancher. Le premier écarte la moitié du marché d’un coup, les trois autres se discutent selon la maison.

Le premier critère : ce que la caméra garde chez vous, et combien de temps

Une caméra sans abonnement se reconnaît à un détail matériel, pas à une promesse commerciale : un logement pour carte, une mémoire soudée, ou un boîtier de stockage livré avec. Si rien de tout cela n’est écrit sur la fiche technique, les images partent chez le fabricant et reviennent contre un paiement mensuel. Trois tranches couvrent les douze modèles de ce comparatif.

Moins de 20 Go, en mémoire soudée. C’est le cas de la eufy SoloCam S340 et de ses 8 Go, ou des eufyCam S3 Pro et de leurs 16 Go par caméra. Rien à acheter, rien à ouvrir, et eufy annonce trois mois de séquences déclenchées sur 16 Go. Le jour où c’est plein, la plus ancienne saute.

De 128 à 512 Go, sur carte microSD. Neuf modèles sur douze fonctionnent ainsi. À 256 Go, une caméra qui ne filme que sur mouvement tient plus d’un an sans réécrire ; la même carte, sur une caméra qui enregistre en continu en 4K, est pleine au bout de trois jours.

Au-delà du téraoctet, sur une base ou un enregistreur. La HomeBase 3 du kit eufyCam S3 Pro accepte un disque interne jusqu’à 16 To, et les caméras qui parlent RTSP, comme l’Imou Cruiser 2, se déversent dans un NVR ou un NAS déjà en place. C’est la seule configuration où la question du remplissage ne se pose jamais.

Ce que l’alimentation décide, et que personne ne dit avant l’achat

L’alimentation ne change pas seulement la pose. Elle change ce que la caméra est capable d’enregistrer, et c’est de loin le malentendu le plus fréquent.

  • Une caméra filaire enregistre en continu. Elle filme vingt-quatre heures sur vingt-quatre et vous rendez n’importe quelle minute de la semaine passée. C’est ce que fait l’Imou Knight 4K sur sa carte de 256 Go, et c’est la seule façon de retrouver un événement que personne n’a déclenché.
  • Une caméra sur batterie n’enregistre que des extraits. Elle dort, un capteur la réveille, elle filme vingt à soixante secondes, elle se rendort. La Tapo C425 tient jusqu’à 300 jours ainsi. Entre deux clips, il n’y a rien, et ce rien ne se rattrape pas.
  • Le panneau solaire supprime la corvée, pas la limite. La eufy SoloCam S340 se recharge avec deux heures de soleil direct par jour et vous n’y touchez plus. Elle reste pourtant une caméra à extraits : le solaire règle l’échelle, pas le mode d’enregistrement.

Trois formes d’objectif, trois façons de couvrir un lieu

La définition seule ne dit pas grand-chose. Ce qui compte, c’est la surface réellement couverte par le capteur, et elle dépend de la mécanique autant que des pixels.

  1. L’objectif fixe grand-angle (ex : Imou Knight 4K) regarde toujours au même endroit, entre 110 et 150°. Aucune pièce mobile, donc rien à tomber en panne, et le champ entier est enregistré en permanence. C’est le bon choix au-dessus d’une porte ou d’un portail.
  2. La tête motorisée (ex : Reolink E1 Outdoor Pro) pivote sur 340 à 360° et suit un passage toute seule. Elle couvre une cour entière depuis un angle de mur, mais elle ne filme qu’une direction à la fois : pendant qu’elle suit quelqu’un à gauche, la droite n’existe pas.
  3. Le double objectif (ex : Reolink Argus 4 Pro) fait filmer deux capteurs en même temps et recoud les deux images. On obtient 180° enregistrés d’un seul tenant, sans angle mort et sans moteur. C’est la réponse la plus récente, et la plus chère.

Ce que l’abonnement facultatif ajoute, et ce qu’il ne doit pas vous prendre

Presque tous ces fabricants proposent un forfait mensuel, et il n’est pas inutile : il double vos enregistrements dans leur nuage, ce qui protège des images le jour où quelqu’un emporte la caméra et sa carte. Chez Reolink, eufy et TP-Link, la première formule démarre autour de 3,50 € par mois pour une caméra.

Ce qu’il ne doit pas contenir, en revanche, c’est la détection intelligente. Chez plusieurs marques du marché, reconnaître une personne plutôt qu’un chat se loue au mois, même quand les fichiers dorment chez vous. Or une caméra qui vous alerte à chaque feuille morte finit débranchée en trois semaines. Les douze modèles de cette page calculent cette distinction dans leur propre processeur, sans rien réclamer. C’est le vrai critère qui sépare une caméra sans abonnement d’une caméra vendue comme telle.

Questions fréquentes

Vous vous posez encore des questions avant de choisir votre caméra ? Voici les réponses aux plus fréquentes.

Comment fonctionne une caméra de surveillance sans abonnement ?

Elle écrit ses vidéos sur un support qui vous appartient (carte microSD, mémoire soudée, base de stockage ou enregistreur), et votre téléphone vient les chercher là, sans passer par le serveur d’un fabricant. Le trajet tient en quatre temps.

Le capteur filme, et le processeur de la caméra décide seul s’il se passe quelque chose : une silhouette humaine, un véhicule, un animal. Cette analyse tourne dans l’appareil. C’est elle qui distingue une vraie caméra sans abonnement d’une caméra simplement vendue sous cette étiquette, et c’est le premier point à vérifier sur une fiche technique.

La séquence retenue est ensuite écrite en local. Quand le support est plein, la plus ancienne saute. Personne ne vient purger quoi que ce soit à votre place.

L’application affiche enfin le direct et la liste des enregistrements, en se connectant à la caméra par votre box. Le fabricant sert d’intermédiaire pour établir ce lien quand vous êtes en déplacement, ce qui explique qu’un compte reste nécessaire. Les fichiers, eux, ne bougent pas.

Quelle est la meilleure caméra de surveillance sans abonnement en 2026 ?

L’Imou Cruiser 2 est celle que nous recommandons le plus souvent, mais la meilleure caméra de surveillance sans abonnement dépend surtout d’une chose : y a-t-il une prise de courant à portée de l’endroit à surveiller ? Cette question-là tranche avant toutes les autres, avant la définition, avant le prix, avant la marque. Trois situations en découlent.

  • Une façade, une cour, un garage, avec une prise pas loin. L’Imou Cruiser 2, 70 €. Tête motorisée sur 340°, capteur 3K, carte microSD jusqu’à 256 Go, et un flux RTSP qui l’envoie dans un enregistreur si vous en avez un. L’EZVIZ H8c Pro 4K rend le même service en 4K pour 87 €.
  • Un mur sans électricité, un abri de jardin, un portail isolé. La eufy SoloCam S340, 126 €. Ses 8 Go soudés et son panneau solaire vous dispensent de tout : rien à recharger, rien à acheter. La Tapo C425 descend à 78 € si vous acceptez de la décrocher une fois par an.
  • Une maison entière à couvrir d’un coup. Le kit eufyCam S3 Pro, 702 € pour quatre caméras 4K et une base qui accepte jusqu’à 16 To de disque. Le seul montage de cette page qui ne réécrit jamais rien.

Le simulateur en haut de page trie les douze modèles selon la définition, le stockage local et le budget que vous vous fixez. Trois curseurs, une réponse.

Carte microSD ou base de stockage : que faut-il choisir ?

La carte microSD suffit jusqu’à deux caméras ; à partir de trois, une base de stockage ou un enregistreur revient moins cher et vous évite de grimper à l’échelle. Les deux solutions ne répondent pas à la même question.

La carte vit dans la caméra. Elle coûte entre 15 et 40 €, elle se change en deux minutes, et chaque appareil garde ses propres images sans dépendre de quoi que ce soit. Son défaut est exactement là : elle part avec la caméra si quelqu’un l’arrache, et il faut la sortir du boîtier pour la relire sur un ordinateur.

La base centralise. La HomeBase 3 du kit eufyCam S3 Pro accepte un disque interne jusqu’à 16 To, reçoit les flux de plusieurs caméras et les garde à l’abri, à l’intérieur de la maison. Un enregistreur NVR fait la même chose pour les caméras qui parlent RTSP, comme l’Imou Cruiser 2.

Le calcul est vite fait : quatre cartes de 256 Go coûtent près de 100 € et restent dehors. Un disque de 2 To dans une base coûte moins et ne se vole pas avec la caméra.

Combien de jours d'enregistrement tient une carte de 128 ou 256 Go ?

Trois jours en 4K continu sur une carte de 256 Go, six jours en 2K, et plus d’un an si la caméra ne filme que sur détection. L’écart vient du mode d’enregistrement, pas de la marque.

Le calcul se pose en deux lignes. Une caméra 4K en H.265 produit environ 8 mégabits par seconde, soit 3,6 Go par heure et 86 Go par tranche de vingt-quatre heures. Une caméra 2K tombe à la moitié : 43 Go par jour. On divise, et le résultat est sans appel.

Carte4K en continu2K en continuSur détection, 4K
128 Go1 jour et demi3 jours7 mois
256 Go3 jours6 jours14 mois
512 Go6 jours12 joursplus de 2 ans

La dernière colonne suppose une vingtaine de déclenchements par jour, de trente secondes chacun : dix minutes de vidéo quotidiennes, soit moins d’un gigaoctet. C’est ce régime que suivent les caméras sur batterie de cette page, et c’est pourquoi elles se contentent de 8 ou 16 Go de mémoire interne.

Une carte microSD ordinaire tient-elle dans une caméra de surveillance ?

Non, et c’est la panne la plus fréquente sur ces appareils : une carte d’appareil photo réécrite en boucle vingt-quatre heures sur vingt-quatre lâche souvent avant un an. Il faut une carte dite à haute endurance, et elle se reconnaît à trois marques sur l’emballage.

Une carte ordinaire est faite pour écrire une photo, puis dormir. Une caméra, elle, réécrit la totalité de la carte tous les trois à six jours en continu, soit une centaine de cycles complets par an sur chaque cellule. Les cartes d’entrée de gamme n’en encaissent pas tant.

Ce qu’il faut regarder, dans l’ordre : la mention High Endurance ou Max Endurance du fabricant, une classe de vitesse U3 ou V30 qui garantit 30 Mo/s en écriture soutenue, et une capacité au moins égale à celle qu’accepte la caméra.

Comptez 20 à 35 € pour 128 Go dans cette catégorie, contre 12 € pour une carte quelconque. La différence se rembourse au premier enregistrement qu’on retrouve vraiment.

Que fait la caméra quand la box internet tombe ?

Elle continue d’enregistrer sur son support local : c’est précisément ce qu’une caméra entièrement dépendante du nuage ne sait pas faire. Ce qui s’arrête, en revanche, ce sont les notifications et le direct à distance.

Détaillons. Le capteur, le processeur qui reconnaît une personne, l’écriture sur la carte ou dans la mémoire interne : tout cela tourne dans le boîtier et se moque complètement de l’état de votre ligne. Une coupure de deux jours laisse deux jours d’images à relire. Une caméra qui n’écrit que dans le nuage, elle, ne garde rien.

Le téléphone, lui, devient sourd : plus aucune alerte, et le direct ne s’ouvre plus depuis l’extérieur. Sur le réseau de la maison, en revanche, l’application retrouve généralement la caméra en Wi-Fi et affiche le direct. Sans internet, donc.

Deux modèles de cette page vont plus loin : l’Imou Cruiser 2 et la TP-Link Tapo C212 acceptent un câble RJ45. Le Cruiser 2 parle en plus ONVIF, ce qui permet de l’accrocher directement à un enregistreur et de se passer complètement de la box.

Peut-on filmer la rue, le trottoir ou le jardin du voisin ?

Non. Un particulier peut filmer sa propriété (jardin, terrasse, allée, façade, portail) et rien d’autre : ni la voie publique, ni le terrain du voisin, ni l’entrée de son immeuble. La règle vaut même pour surveiller sa propre voiture garée devant chez soi.

La vidéosurveillance de la voie publique relève des autorités publiques et suppose une autorisation préfectorale, que personne n’accorde à un particulier pour son portail. Un bout de trottoir dans le cadre suffit.

Côté voisinage, c’est l’article 226-1 du code pénal qui s’applique : enregistrer l’image d’une personne dans un lieu privé sans son accord est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Le geste qui règle vraiment la question tient en trente secondes : inclinez la caméra vers le bas jusqu’à ce que votre clôture ferme le cadre. C’est le seul réglage qui empêche l’enregistrement de déborder. Découper une zone de détection dans l’application, ce que les cinq marques de cette page savent toutes faire, filtre les alertes mais ne recadre pas l’image. La vidéo du jardin d’à côté continue d’être écrite sur la carte.

Combien économise-t-on vraiment en cinq ans sans abonnement ?

Entre 175 et 210 € par caméra sur cinq ans, carte mémoire déduite. Et l’écart est multiplié par le nombre de caméras, puisque la plupart des forfaits se paient par appareil. Le calcul se pose en trois lignes.

Une formule d’entrée de gamme démarre autour de 3,50 € par mois, soit 42 € par an et 210 € sur cinq ans. En face, le stockage local se paie une fois : une carte microSD à haute endurance de 128 Go vaut entre 20 et 35 €. Rien ensuite. L’économie nette tourne donc autour de 175 à 190 € par caméra.

Sur quatre caméras, la facture d’abonnement grimpe à 840 € en cinq ans, puisque la plupart des formules se comptent par appareil. Le kit eufyCam S3 Pro coûte 702 € et couvre les quatre angles, base comprise. Il se rembourse avant le terme, rien qu’avec ce qu’on n’aura pas versé.

Reste un point que le calcul ne dit pas. Un forfait cloud protège les images le jour où la caméra part avec le cambrioleur, et c’est un vrai service. Une base rangée à l’intérieur de la maison le rend aussi. Une fois, et sans échéance.

Notre choix Imou Cruiser 2

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